La trilogie européenne

De la poésie continentale

Le cycle commence par des publications en revues dès 2007. Plusieurs passages des premiers volumes paraissent à ce moment-là. Big bang Europa sort chez Tarabuste en 2015. Ce cycle élabore une poésie « européenne » à partir de la vie intime d’un couple et d’une famille. Sans prendre le ton de l’engagement politique, il mêle les échelles, les couches temporelles, les discours : le petit noyau de l’espèce (la famille nucléaire) tente de tenir tandis que les structures continentales s’effondrent dans une fission généralisée, risquant une nouvelle guerre. Le premier volume était centré sur le présent ; le deuxième, Après l’Union, s’appuie sur ce qu’il reste du passé, sur la matière qui a surmonté les débris et qui sert d’origine multiple à l’Europe contemporaine.

 


 

Big bang Europa

Premier tome

Un couple fuit dans une forêt, poursuivi par des meutes de chiens et d’hommes. La brume enveloppe, c’est l’haleine du continent. Ils s’échappent, survivent, tiennent, se regardent. Ainsi commence ce livre, dans la frayeur d’une guerre qui monte, du passé qui hante.

Que reste-t-il de l’Europe après les idéaux, la paix, la démocratie ? Que reste-t-il de « nous » ? Un peu de souffle à partager, intime, dans des images intimes, des rythmes intimes, tout près d’une Europe poétique, forcément politique, avec des bêtes lyriques qui se refroidissent et subitement se réchauffent. Tout est presque éteint, et pourtant, quelque chose émerveille encore. « Happy end » donc.

 


 

Après l’Union

Deuxième tome

Nous y sommes. Il n’y a presque plus de témoins, et cela revient, dans la vie quotidienne, dans la banalité des jours ; des mots, des formules. Alors, le livre repart en arrière, remonte à 2005, lorsque le « non » (en français) rejette un projet de « constitution » européenne. Au même instant, un couple se dit « oui » et tente de constituer un noyau au sein du continent. Ensemble, ils touchent l’écorce des bouleaux à Birkenau, ont un fils pris sous les vagues d’Omaha et une fille qui s’endort dans la mousse de Verdun. Progressivement, cette famille au sein de l’Europe se fait l’emblème d’une résistance et d’une célébration de la vie, d’une autre union possible entre les êtres, alors que tout menace de s’effondrer.